Qu'est-ce qu'une EEE?

Il s'agit d'une espèce ou sous-espèce végétale (ou animale), introduit par l'homme en dehors de son aire de répartition ou de dispersion naturelle, qui s'établit et étend son aire de distribution mettant en danger les espèces indigènes.
Le danger des EEE est qu’elles accaparent une part trop importante des ressources dont ces espèces indigènes ont besoin pour survivre, ou qu’elles se nourrissent directement des espèces indigènes.

Les EEE sont aujourd’hui considérées comme l’une des principales menaces pour la biodiversité.

Toutes les espèces citées ci-dessous sont susceptibles de se trouver au bord des cours d’eau de la région.

 Ambroisie  Ambroisie le buddleia Buddleia
 Balsamine de lHimalaya  Balsamine de l'Himalaya Renouée du Japon Renouée du Japon
 Berce du Caucase  Berce du Caucase robinier faux acacia Robinier-Faux Acacia

Pourquoi trouve-t-on les EEE au bord des cours d'eau?

  • La dispersion des graines, rhizomes, est accélérée par les cours d’eau, ce qui fait que si une espèce exotique envahissante est répertoriée en amont, il ne faudra que quelques années pour qu’elle se propage plus loin vers l’aval des rivières concernées,
  • Le déversement de remblais, matériaux en amont des cours d'eau peut contenir des EEE qui seront ensuite transportées via le cours d'eau,
  • Les terrains remaniés peuvent être rapidement colonisés par des EEE car elles ont un large spectre d’action et s’adaptent facilement à une grande variété de milieu. 

Comment agir?

Les maître-mots : prévenir, surveiller, intervenir

Prévenir

La prévention consiste à agir en amont pour éviter l’arrivée et l’implantation d’EEE sur un site :

  • Lors des chantiers, exigez un nettoyage systématique des machines et des chaussures du personnel avant le déplacement d’un site à l’autre, pour éviter le transport de fragments de plantes pouvant se développer ultérieurement. Limitez l’apport de produits extérieurs (terre végétale, remblais) qui peuvent contenir des fragments de tiges ou de rhizomes10 d’EEE. Vérifiez la provenance de ces produits.
  • Évitez de maintenir des terrains nus, c’est-à-dire sans végétation. Après travaux il est important de végétaliser avec des mélanges grainiers locaux adaptés (arbustes, arbres...).

Surveiller

La surveillance permet de détecter l’apparition d’une nouvelle espèce. Elle doit concerner l’ensemble du site et en particulier les milieux susceptibles d’accueillir des espèces exotiques envahissantes tels que les milieux récemment aménagés, les habitats remaniés non végétalisés, les friches, les points d’eau et les berges. Une détection précoce associée à une intervention rapide permet de limiter l’impact de l’espèce sur le milieu ou sur les activités humaines. Cela contribue également à maximiser les chances de réussite d’une action de gestion et à diminuer les coûts d’intervention :

  • Sensibilisez le personnel en l’informant de la problématique et formez-le à l’identification des espèces de flore exotique envahissante (à l’aide de photos, d’ouvrages sur le sujet et en complétant par une observation directement sur le terrain),
  • Mettez en place une surveillance régulière de votre site : allez sur le terrain et traversez tous les habitats pour détecter la présence éventuelle d’EEE. Puisqu’une surveillance de la totalité du ou des sites sera peut-être difficile, adoptez une démarche pragmatique en identifiant des sites ou habitats prioritaires pour la surveillance. Prêtez particulièrement attention aux zones ouvertes propices à l’installation de nombreuses plantes, friches, terrains vagues, berges de plans d’eau, zones non végétalisées.

Intervenir

Il n’existe pas de recette miracle applicable partout et en tout temps pour gérer les EEE. Avant de passer à l’intervention, il convient donc de réaliser un diagnostic précis de la situation et d’élaborer un programme d’intervention adapté.

 

Pour aller plus loin

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/especes-exotiques-envahissantes

https://uicn.fr/especes-exotiques-envahissantes/