• L'enjeu : un territoire ouvert
    à toutes les mobilités

 

La façon de se déplacer évolue et les moyens de transports s’améliorent et se diversifient. Le SIAC prend en considération ces évolutions et soutient le désenclavement du Chablais sur la base d’une combinaison de tous les modes de transports. Les études avancent et le territoire doit s’organiser pour mieux prendre en compte et coordonner tous les modes de déplacement qui s’offrent à lui : ferroviaires, routiers, lacustres....

 

Le contexte des déplacements dans le Chablais

Le Chablais bénéficie d’une position géographique singulière dans le sillon alpin et plus précisément au sein de la région transfrontalière lémanique. L’environnement attractif profite au territoire : urbanisation, activités économiques (tourisme, présence industrielle ancienne).

Pourtant, l’attractivité et les points forts du territoire Chablaisien sont pénalisés par les difficultés de déplacements au sein du territoire et avec l’extérieur :

  • enclavement territorial et structurel du Chablais ;

  • hausse du trafic motorisé (et en particulier des migrations pendulaires « de et vers » la Suisse, avec en 2011, 15 692 frontaliers Chablaisiens soit une augmentation de 7,66 % en un an), avec les divers risques et nuisances induites ;

  • inadaptation croissante des infrastructures routières existantes (saturation des routes départementales entraînant quotidiennement des reports de trafic sur des routes communales).

Ce constat d’une mobilité difficile dans le Chablais est d’autant plus important que l’offre en modes de déplacements alternatifs à la voiture individuelle, et en particulier en transports en commun (routiers et ferroviaires), est insuffisante ou inadaptée.

Le schéma de désenclavement multimodal du Chablais

L’enjeu des déplacements a toujours été considérable sur le territoire. Le désenclavement du Chablais a longtemps été une source d'ardentes polémiques portant non pas sur sa nécessité, mais sur les moyens d'y aboutir.

Dès les années 70, il était déjà question d’améliorer une situation devenue critique et qui ne pouvait répondre à la croissance exceptionnelle du territoire à plus long terme. Mais c’est seulement à partir du 17 mars 1998, que le ministre de l’Equipement, des transports et du logement a confié par mandat au préfet de la Haute-Savoie la conduite d’une consultation destinée à définir un système de transport complet et multimodal, approprié au désenclavement du Chablais. Cette décision du ministre faisait suite à l’annulation par le Conseil d’Etat de la déclaration d’utilité publique de l’autoroute A400 entre Annemasse et Thonon-les-Bains.

Les objectifs du « schéma multimodal de désenclavement » approuvé le 7 juillet 1999 par décision ministérielle sont toujours d’actualité :

Développer les transports collectifs (ferrés et routiers) pour répondre aux besoins en déplacements croissants de la population tout en préservant l’environnement. Le Chablais doit donc désormais passer par un rééquilibrage progressif entre route et transports collectifs.

Assurer des fonctions de base en raccordant l'agglomération Thonon-Evian aux grands réseaux de l'ouest (A40 et réseau autoroutier, réseau ferroviaire régional et "grande vitesse") et en contournant le pôle Thonon-Evian jusqu'à l'entrée d'Evian, ce second objectif constituant un accompagnement naturel du premier.

Trois autres actions, considérées elles aussi comme essentielles, ont été définies : desservir, irriguer et assurer le raccordement du territoire aux agglomérations genevoise et annemassienne ; soulager les localités et les réseaux actuels ; améliorer les liaisons vers l'est du territoire.

 

Le rôle du SIAC et des autres acteurs du transport

Le SIAC a un rôle de coordination entre les divers acteurs et de suivi des études.

Les acteurs opérationnels qui mettent en place concrètement les actions de transport sont les Autorités Organisatrices de Transports (AOT) de premier rang, comme :

- le SIBAT, qui gère le réseau de transport urbain de Thonon-les-Bains (BUT) ;

- le Conseil départemental de la Haute-Savoie, compétent sur son réseau routier et organisateur des lignes interurbaines (LIHSA) ;

- la Région Rhône-Alpes pour le transport ferroviaire (TER).

De plus, certaines intercommunalités sont dites AOT de second rang car, par délégation de compétence du département, elles organisent le transport scolaire, touristique (les 3 vallées) et/ou le Transport A la Demande (TAD).